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Essai de qualification sur la justice dans le monde contemporain.
(DRAFT D'UN ARTICLE PUBLIE EN 2003 DANS UN JOURNAL DU CONGO D R.)
INTRODUCTION
Les guerres sont devenues monnaie courante. Elles font partie des scoops médiatiques. Les bonnes nouvelles sont, par contre, des divers et laissent place aux mauvaises pour alimenter les agences de presse. Et cela pour le seul besoin d’une démonstration cinématographique. La violence est devenue une expression de malaise et d’intolérance. Elle fait aussi bonne fortune dans la presse. Tout se passe dans ce siècle comme si tout le monde chérissait le Hitchcock, les films d’horreur. Les armes ne sont pas seulement un instrument de dissuasion ou de défense mais un véritable démon de démolition. En une seconde, l’humanité est à mesure de disparaître sous la seule détonation d’une arme. Même si les guerres et les mauvaises nouvelles sont devenues les plats préférés de presse, souvent servies par les agences de puissances occidentales, cette fois-ci ce sont les Etats-Unis en personne qui se regardaient comme dans un film en tant que victimes.
Le 11 septembre 2001, nous avons eu droit à une démonstration en direct d’une des pages les plus médiatiquement sanglantes des Etats-Unis. La superpuissance, les Etats-Unis, a été frappée de plein fouet au nerf de ce qui faisait sa puissance et son orgueil. Le symbole de sa sécurité a été aussi soufflé. Est-ce une révélation du tendon d’Achille du maître du monde ? Si la maison blanche avait été atteinte, il y aurait eu sabotage institutionnel le plus grave du monde contemporain.
Dans ce travail, nous voulons parcourir ce phénomène. Nous voulons faire une lecture honnête et non passionnée de ce phénomène qui révèle un cri pour un monde plus juste. Un monde cosmopolitique où les vertus sont cherchées dans le dialogue et dans la vérité politique. En décriant le terrorisme à plusieurs facettes du monde contemporain, nous proposerons aussi des voies pour que le monde international devienne une communauté internationale.
1. EFFORT DE COMPREHENSION.
Le terrorisme est une violence exprimée de manière publique au cœur d’un lieu public et dont l’auteur ne veut dévoiler son visage. Le terrorisme est une violence secrètement planifiée, motivée par un idéal bafoué, par un tiers, que l’on veut restaurer, exécutée sous un visage couvert. Il a pour but d’inspirer terreur, peur et insécurité quand bien même il n’y aurait pas guerre. Le terrorisme, puisqu’il ne dévoile pas en public sa face, inspire insécurité dans le quotidien de la vie et de ce fait l’on ne sait le combattre directement.
Le terrorisme est donc une forme perfectionnée et idéalisée de la violence et à la fois lâche. Le terrorisme est toute action violente contre la liberté, la justice et l’intégrité de la personne humaine. Il est aussi action violente contre la tolérance, le dialogue, la démocratie. Il est toute action violente contre ce qui est humain, ce qui fait de l’homme un être moral et voué à la perfection de son espèce. En ce sens, nous pouvons distinguer le terrorisme religieux, politique, économique, intellectuel, social, …
Le terrorisme religieux est une action violente contre quelqu’un ou contre un groupe à cause de l’intolérance. C’est une intolérance religieuse qui s’exprime par l’imposition violente d’une croyance religieuse. Les croisades chrétiennes et la Djihad en sont l’expression les plus célèbres.
Le terrorisme politique est toute action d’un Etat tiers ou d’un groupe revendiquant une hégémonie politique Cette action empêche un autre Etat de prendre sa destinée nationale en mains. Il s’exprime par une volonté de contrôle politique, d’un impérialisme politique. Ce terrorisme consiste à minoriser un peuple de manière telle qu’il lui soit difficile de prendre sa destinée en mains et de dépendre pour toutes ses décisions d’un parrain.
Le terrorisme économique est intrinsèquement lié au terrorisme politique. Car il est action méchante empêchant tout autre individu ou Etat d’être à mesure de se suffire matériellement. Il est une action sournoise et méchante contre la justice économique. Il consiste littéralement à privatiser les marchés de manière telle que les autres ne soient plus à mesure d’écouler leurs produits. Il rend la productivité individuelle nulle et en même temps accroît la dépendance matérielle. Il conduit à une servilité matérielle, gage d’un sous-développement orchestré, organisé, planifié et surveillé.
DEUX ELEMENTS-CLES
Le terrorisme a deux éléments clés. Le premier est l’usage de la violence ou de l’action violente. La violence est tout ce qui enfreint et viole la détermination individuelle et, à la première personne, de quelqu’un. Il consiste en une intrusion forcée pour obtenir un avantage, une opinion, une récapitulation. La violence peut être sournoise. En ce sens, elle s’adresse par des moyens subtils à corrompre l’esprit de quelqu’un sans même qu’il ne s’en rende compte, sans même qu’il ne se rende compte de l’aliénation volontaire à laquelle il est entrain de consentir. L’exemple le plus frappant de cette violence est la technique chrétienne d’évangélisation qui a été pratiquée en Afrique. Elle a consisté, d’une part, à offrir « les peuples africains » par bulles pontificaux à l’exploitation des superpuissances d’antan : le Portugal et l’Espagne pour une exploitation. Ensuite elle a consisté pour les missionnaires à faire table rase, dans une violence culturelle, de tout le patrimoine religieux africain afin d’amener les autochtones au christianisme. Tout cela sous peine de contrainte civile de la part de l’administration civile ! Et en donnant au peuple local un sentiment d’être sur la voie de civilisation.
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Yambwa, Nziya Jean-Pierre
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