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LE TERRORISME RE-INVENTE-T-IL LA VIOLENCE? Printable Version PRINTABLE VERSION
by Yambwa, Nziya Jean-Pierre, United States Aug 31, 2005
Peace & Conflict   Opinions

  




5.2. FONDER A NOUVEAU LE DROIT.



Le droit est la réglementation des droits humains selon la volonté commune de raison promouvant la justice et la vérité. Le droit est la combinaison des faits d’expériences des hommes et des cadres idéaux qui leur donnent formes et permettent de les mesurer pour les corrige ou pour les dépasser. La combinaison des expériences et des cadres idéaux est l’essence première du droit. La sanction n’est que disciplinaire. La positivité du droit n’est pas à proprement parler la constitution du droit mais sa socialisation. La positivité du droit a à se mesurer à la socialisation des membres de l’Etat en les amenant à intégrer les cadres idéaux dans les expériences sociales. La contrainte n’est qu’un instrument didactique.

Le nouveau droit international devra donc sortir du jeu des équilibres des intérêts économiques gloutons pour s’atteler au jeu de « responsabilité de profit » qui promeut l’équilibre social mondial pour éviter des poches des damnés, potentiels terroristes.



5.3. ALLIANCE PACIFIQUE OU CONFEDERATION D’ETATS.



La confédération d’Etats est l’union de tous les Etats dans un projet commun pour garantir la sécurité mutuelle et collective. Cette confédération n’est possible que si les Etats sont de nature égale. Etre de nature égale ne veut pas dire avoir un patrimoine économique égal. Mais il consiste à fixer devant les yeux le projet commun auquel l’on est appelé soi-même et collégialement avec les autres. Cela n’est possible que si les Etats sortent d’une conception belliqueuse de la constitution et de la finalité de l’Etat. Raymond Aron considère que la guerre a beaucoup de chances et est à la base du progrès des sociétés. Une telle manière de penser ne peut se constituer ou le peut très difficilement en norme universelle. Autrement dit, peut-on ériger en règle morale et politique que les différents Etats du monde peuvent ou doivent se faire la guerre pour survivre ? Cela ne voudrait-il pas dire que ce serait une régression animale à laquelle nous serons entrain de souscrire ? La confédération est un supplément de pacte social entre les Etats pour permettre à chacun de vivre conformément à la règle a priori de la raison faisant de l’Etat de paix un devoir absolu.



« Au tribunal de la raison, il n’y a qu’un seul moyen de tirer les Etats de cette situation turbulente, où ils se voient toujours menacés de la guerre, savoir : de renoncer, comme les particuliers, à la liberté anarchique des sauvages, pour se soumettre ) des lois coercitives, et former ainsi un Etat des nations(civitas gentium ) qui embrasse insensiblement tous les peuples de la terre. Or comme les idées qu’ils se font du droit public les empêchent absolument de réaliser ce plan, et leur font rejeter dans la pratique ce qui est vrai dans la théorie, on ne peut substituer(si l’on veut pas tout perdre) à l’idée positive d’une république universelle que le supplément négatif d’une alliance permanenter, qui empêche la guerre et s’étende insensiblement pour arrêter le torrent de ces passions injustes et inhumaines qui menaceront toujours de rompre cette digue [5]».


5.4. HOSPITALITE UNIVERSELLE


L’alliance pacifique des Etats oblige le droit et le devoir de chaque Etat et e chaque citoyen du monde à la pratique de l’hospitalité universelle. Le droit à l’hospitalité universelle est le droit qu’à chaque personne au nom de la confédération d’Etats, chemin vers la constitution cosmopolitique, de ne pas être traité en ennemi. En pratique, il s’agit pour le national de ne pas agir hostilement contre quelqu’un tant que ce dernier n’a pas offensé la personne. C’est le droit « qu’ont tous les hommes de demander aux étrangers d’entrer dans leur société, droit fondé sur celui de la possession commune de la surface de la terre dont la forme sphérique les oblige à se supporter les uns à côté des autres, parce qu’ils ne sauraient se disperser à l’infini et qu’originairement l’un n’a pas plus le droit que l’autre à une contrée [6]».





5.5. LE DROIT POUR L’ETHIQUE


Le droit a pour vocation de moraliser l’individu et la société. Le droit a pour rôle de rappeler à l’individu de se souvenir de sa visée éthique contre laquelle la pratique quotidienne se bat. C’est le droit qui doit nous amener à une réforme morale et non pas à une régression morale. Il serait fort triste si le droit, fait de la raison, devrait amener ou collaborait à la régression morale. Ce serait un pur et dur terrorisme moral. Le droit comme élément moralisateur de la société suppose une purge de sa pratique actuelle. Il suppose et exige que la pratique politique se purge du manque de franchise dans le traité, de l’esprit de colonisation et de domination. Cela exige en plus que l’on sorte de ce que Régis DEBRAY appelle la « raison politique »[7] pour la raison morale[8].







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Yambwa, Nziya Jean-Pierre


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