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LE TERRORISME RE-INVENTE-T-IL LA VIOLENCE? Printable Version PRINTABLE VERSION
by Yambwa, Nziya Jean-Pierre, United States Aug 31, 2005
Peace & Conflict   Opinions

  




4.2. ATTAQUE CONTRE L’INTEGRITE HUMAINE.



Nous ne prendrons pour définition de l’intégrité que celle de Kant : traiter l’homme en tant qu’une fin jamais comme un moyen. Traiter un autre comme une fin signifie qu’aucun projet humain ou social ne peut prendre l’autre comme un objet. Le principe d’intégrité pose l’homme comme un sujet de l’histoire, sujet de tout projet. Tout doit être au service de la personne humaine. L’histoire montre plusieurs affronts, plusieurs attaques, plusieurs terrorismes contre l’intégrité de la personne humaine. Le génocide arménien et le génocide rwandais en sont un exemple. La colonisation et l’esclavage[2] constituent la preuve la plus criante de la chosification de l’autre. Le racisme aussi est une déviation qui consiste à une sublimation fausse de sa propre origine ou race. Elle consiste en même temps à la minorisation de l’autre ne partageant pas sa couleur et ses origines.

La politique étant devenue une guerre à plusieurs facettes a changé de vocation et contribue énormément à la chosification de la personne humaine. Elle est devenue, avec l’économie sa sœur, un jeu des enjeux tacites, grossiers hors de toute morale.

La politique étant devenue manœuvre ne sert plus la personne humaine mais la manipule pour des « raisons politiques ». La politique ne doit pas être à la fois projet de paix et ruse de guerre. La ruse, le mensonge font de la politique un outil contre la personne humaine. La réalité d’une telle scène c’est que la ruse de guerre prend le dessus sur le projet de paix. Il est vrai qu’il y a du tragique dans la politique. Cette dernière est l’art de gouverner. Or gouverner c’est prévoir. Donc le politique ne peut s’excuser sur l’imprévu. Or il y a de l’imprévisible. Nous devons éviter la régression de la pensée politique en en faisant un instrument de guerre et un bellogène. La guerre même si elle est poussée par des idées honorables, ses moyens ne le sont pas. Mais pour que la politique devienne saine il faut une volonté à haut risque et un effort concerté entre Etats.



4.3. APPEL A LA JUSTICE.



Il est malheureux que l’adage selon lequel la justice est celle du fort soit réelle. Réel ne veut pas dire vrai. Examiner le terrorisme c’est en même temps crier pour la justice. A une différence. Ce n’est pas chercher la justice du fort mais la justice à l’humanité, le gain de cause de la raison.

Examiner le terrorisme ne consiste pas à le questionner en lui-même. Ce serait une voie. Ici, nous voulons le questionner dans la logique d’une situation générale ou internationale. Il y a des violences qui sont d’une nécessité historique. L’on ne devient pas terroriste par science. Il n’y a pas au monde une académie pour cela. L’on devient terroriste comme révolutionnaire par indignation : « La science vient ensuite remplir et préciser cette protestation vide[3] ». Peut-on avantageusement réfléchir sur la vie si l’on en est exclu ?







UNE SOCIETE INTERNATIONALE EN CRISE.


La violence est certes inhérente à la condition humaine. Elle est immanente à la nature humaine. Déjà Héraclite de son temps trouvait que Polemos était le père de tout. Il originait tout l’être et les actions de notre existence.

Il se pose actuellement une réelle nécessité pour un travail de jonction entre les idéaux de notre société et la pratique d’être internationale. La communauté internationale est bâtie sur les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité entre les citoyens et entre les peuples. Il est donc impérieux que nous luttions afin de ne pas faire advenir et faire croître l’inégalité, la violence et l’inimitié. La communauté internationale ne peut indéfiniment ignorer, dans ses pratiques quotidiennes, des principes qui fondent son institution et qui devrait guider son fonctionnement. Posons quelques jalons de notre communauté actuelle.





5.1. LA DIGNITE


La dignité humaine est le sentiment de la sublimation de l’individu reconnu comme personne morale, c’est-à-dire capable d’actions et fondé de capacité pour la recherche et la réalisation d’une fin. Elle est ensuite une reconnaissance d’une projection égale entre l’autre et moi-même. En ce sens, elle demande et exige une « responsabilité de profit ». La « responsabilité de profit » consiste à juger profitable pour soi-même de traiter l’homme conformément à sa dignité. Car si quelqu’un arrivait à ne pas traiter l’autre conformément à sa nature, il courrait de ce fait le risque d’être traité, à son tour, un jour comme une bête. Et personne n’aimerait être traité comme une bête ou comme un bois sec. Le monde ou la communauté internationale présente actuellement un réel tableau d’indignité : « La part du revenu mondial des 20% des pauvres du monde a baissé de 0,13%en 1980 à 0,07%en 1994, tandisque celle des 20%des plus riches est passée de 89,33%à 92,42% Dans le même ordre d’idées, le coefficient de Gini, qui exprime la répartition des revenus, est passé aux Etats-Unis de 0,35 à 0,40 entre 1980-81 et 1991-92, tandisqu’en Grande Bretagne elle est passée de 0,23 à 0,34 entre 1997 et 1991[4] » Cette situation engendre des frustrés dont le désespoir peut se transformer en humus de terroristes.







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Yambwa, Nziya Jean-Pierre


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