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HomeHomeExpress YourselfPanorama8 MARS 2009, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME :
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8 MARS 2009, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME : Printable Version PRINTABLE VERSION
by Moise CHIRHA MASONGA, Congo, DR Mar 10, 2009
Human Rights   Opinions

  

l’Enfant ) tente de suivre le pas il reste que ces nouveaux outils soient appliqués et soutenus à tous les
niveaux pour leur efficiente mise en oeuvre.
Dans un pays où le système judiciaire, les services de sécurité, la Police et l’armée nécessitent une refonte
en profondeur, nous sommes loin de voir respectés les droits des Femmes.
L’impunité caractéristique dont bénéficient les auteurs des violences faites contre les femmes laisse aussi à
désirer. Il devient presque évident et habituel de voir ces auteurs bénéficier des largesses de la part des
autorités établies au mépris des droits de poursuites dont devraient se prévaloir les victimes.
Dans d’autres cas, les poursuites judiciaires sont bloquées ou altérées pour soi – disant ‘favoriser la paix’
alors que la réparation juridique doit survenir en plus d’autres actions !
La protection et la sécurité des Femmes et des jeunes filles est primordialement du ressort de l’Etat mais il
s’avère que ce sont les tenants officiels de cette sécurité – Police Nationale, armée, services de
renseignements,… - qui constituent la grande partie d’acteurs impliqués dans les violences ( surtout
sexuelles ) faites à ces dernières. Les survivantes sont parfois obligées à ne pas dénoncer les forfaits et
menacées échappant ainsi à une prise en charge optimale! C’est essentiellement dans les zones et endroits
à risque ( champs, rivières, prisons, camps de déplacés / refugiés,… ) que ces genres de violences sont
perpétrés en toute impunité par les agents de sécurité.
Même de casques bleus ont été accusés d’abus sexuels sur mineurs ! Nous ne citons pas les comportements
immoraux frisant et favorisant la prostitution dont sont responsables des travailleurs humanitaires.
Les Femmes et les jeunes congolaises sont loin d’avoir une protection et une sécurité maximales !
Dans un pays où plus de 80% de la population vit avec moins de 1 dollar par jour, la pauvreté est
exponentielle. Les Femmes surtout rurales ne peuvent accéder aux champs ou aux marchés par crainte pour
leur sécurité ; il en est de même pour les jeunes filles qui ne peuvent aller à l’école par peur d’être kidnappé
et obligé à l’esclavage sexuel par les hommes et groupes armés.
Les Femmes congolaises sont loin de quitter leur état de pauvreté !
Reste à savoir si les intentions ( réelles ) vont suivre les slogans !
La multiplicité d’acteurs oeuvrant dans le domaine des Droits de la Femme et de la jeune fille et leurs diverses
typologies d’actions ne contribuent pas efficacement à cette lutte mais font de celle – ci un fonds de
commerce où la recherche du gain facile est l’objectif primordial.
Au lieu de disperser les ressources et d’avancer en ordre dispersé, les acteurs du combat de
promotion des Droits de la Femme doivent au contraire oeuvrer en synergie et symbiose pour une
plus value importante.
Prenons le cas d’intervenants en matière de prise en charge médicale des victimes de violences sexuelles
par exemple ; nous remarquons que chaque organisation utilise ses propres protocoles médicaux parfois au
mépris des recommandations et politiques nationales ; celles – ci sont aussi pour la plupart floues et
incomplètes ouvrant la porte à l’aventurisme médical dans lequel les victimes sont prises non pas comme
telles mais comme des objets de laboratoire.
Une harmonisation d’actions est nécessaire sur tous les plans en amont ( prévention, protection,
sensibilisation, législation nationale,… ) comme en aval ( prise en charge juridique, médicale, psycho –
sociale,… ) pour combattre les violences faites à l’égard des Femmes et des jeunes filles surtout dans des
contextes instables et d’urgences comme ceux de l’Est de la République Démocratique du Congo.
Quoiqu’un peu réduites, les pratiques et attitudes traditionnelles préjudiciables et compromettantes restent
toujours d’actualité surtout dans les zones rurales où l’autorité de l’Etat ne se fait pas sentir. Des activités de
sensibilisation en profondeur doivent cibler ces zones et les leaders locaux pour mettre fin à de telles
pratiques et permettre aux Femmes et aux jeunes filles d’évoluer dans des conditions effectives pour leur
développement.
Dans tous les cas, la Communauté doit être entièrement impliquée et mise devant ses responsabilités !
Il sied aussi de souligner que la date du 8 mars ne doit pas être un jour de festivité immodérée aussi
longtemps que les objectifs visés ne sont ou ne seront pas dans une large mesure atteints.
Nous restons, toutefois, optimiste que ce combat de longue haleine portera un jour les fruits escomptés pour
voir les femmes et les jeunes filles du monde entier jouir d’une vie normale en dehors de problèmes crées par
la sexospécifité.
Extrait de la Constitution de la République Démocratique du Congo :







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Moise CHIRHA MASONGA


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