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Les jours passent
Et les hommes s’usent
Leurs visages deviennent sages.
C’est souvent ainsi
Dans un monde étranges
Et ses êtres sauvages
Et un jour, le sage part.
Parti le sage,
On envie ses puissances,
Ses inoffensives armes,
Et perdant le contrôle des larmes.
[et perdant le contrôle des âmes]
Parti le sage
On ne sait que jurer de suivre à jamais
Ses conseils, ses paroles
Et souvent ses promesses à sens stérile.
Et si les magiciens savaient gérer les ages,
Jamais ne s’enfuirait le sage.
Et si les jours pouvaient épargner le sage
On verrait le pire seul sans courage
Et le rire éclairait nos visages.
[Et le rire éclairait nos villages]
En l’absence du sage,
L’assassin est couronné,
Les mensonges sont nos devises,
Les fantômes errent dans nos cœurs.
En l’absence du sage,
L’enfant s’identifie à l’hyène
Et le visage du monde se calque à celui du monstre.
Et si les magiciens savaient gérer les ages,
Jamais ne s’enfuirait le sage.
Et si les jours pouvaient épargner le sage
On verrait le pire seul sans courage
Et le rire éclairait nos visages.
[Et le rire éclairait nos villages]
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Writer Profile
Gilbert NDAHAYO
I am Gilbertus NDAHAYO. I was born in the rural village, raised by honorable parents who gave me all that I could need, brought up in town and went to school.
From my Indigenous life, I learnt honor, courage and hardwork ethic but of my Genocide survivor life, I learnt nothing: nothing else except fear, a great fear of war
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Comments
michaella Rugwizangoga | Jun 2nd, 2006
tres beau poeme tes rimes sont magnifiques,
mais dis moi qu'est ce qui te l'a inspire, comment en est tu venu a lecrire ?
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